11 janvier 2010
Souvenez-vous...
Par Pierre POLARD
Souvenez-vous... Dans le dernier numéro du Capestanot (daté de juin 2009...), on pouvait lire une belle démonstration en trois points nous prouvant quasi-scientifiquement que la seule voie possible pour le développement économique de notre village était le tourisme.
Déjà, il semblait que les premiers frémissements se faisaient sentir. Pour enfoncer le clou, on pouvait lire « Une galerie d'art ne vient-elle pas de s'installer ? Qui l'eut crû, il y a seulement quelques années ? »
Malheureusement, cette galerie d'art vient de fermer, en raison d'une activité insuffisante. Il ne s'agit pas ici de faire de l'ironie déplacée. Créer une entreprise, c'est investir du temps et de l'argent, c'est investir aussi beaucoup de soi-même...Un échec est toujours délicat à gérer, même s'il permet souvent de tirer des enseignements et de rebondir. C'est en tout cas ce que nous souhaitons aux deux animatrices de cette galerie qui vient de fermer ses portes.
Ce triste épisode nous permet quand même de revenir sur cette « politique économique » que préconise et promeut la municipalité.
« Il existe une demande croissante de la part d'une clientèle souvent aisée qui, lasse de la vie urbaine, est désireuse de trouver le calme et la sérénité. Ces touristes apprécient les visites à dominante culturelle (...) »
« Les chambres d'hôtes, voire les gîtes (parfois de luxe) se sont multipliés sur notre territoire (...) »
Accueillir une « clientèle souvent aisée, lasse de la vie urbaine » dans des gîtes de « luxe », voilà donc notre ambition ? Allons-nous devenir une armée de valets, juste bons à servir du vin à des riches citadins venus retrouver le « calme et la sérénité » auprès des gentils autochtones ?
Est-ce bien là une vision motivante de l'avenir pour les jeunes générations, tant il est évident que la plupart des métiers du tourisme sont saisonniers, précaires et mal payés ? Le rôle de la puissance publique n'est-il pas d'œuvrer pour une meilleure répartition de la richesse, notamment en favorisant sa création sur le territoire, plutôt que d'essayer d'en grappiller quelques miettes auprès de cette « clientèle aisée » ?
Lors de la cérémonie des voeux du 8 janvier, le Maire a renouvelé son attachement au développement touristique de notre commune, via son patrimoine (château et collégiale notamment). Il a martelé que « ceux qui penseraient que le tourisme n'est pas un atout majeur pour Capestang commettraient plus qu'une erreur, une faute.». Il a pourtant ajouté : « Ceux qui penseraient que le seul tourisme assurera la prospérité de notre village commettraient une faute tout aussi grave. »
Nous ne pouvons qu'être d'accord avec cela. Mais rappelons tout de même, pour l'anecdote, que l'article intitulé « Une politique économique pour le village » était classé à la rubrique « Tourisme » du dernier numéro du Capestanot. Les mots ont de l'importance...Les faits aussi... Si l'on regarde bien, on peut voir où balance le cœur de la Municipalité : elle est prête à investir 450 000 € (même si cette opération est largement subventionnée, mais nous y reviendrons) dans la rénovation de la façade sud du château. Dans le même temps, elle laisse quasiment à l'abandon les « zones d'activité » du village : mal entretenues, mal signalées, mal desservies...
« Nous n'aurons jamais à Capestang une zone commerciale de plusieurs dizaines d'hectares comme on peut en voir ailleurs. » nous a appris le Maire lors de la cérémonie des vœux. Sans aller jusque là, il est sûrement possible d'étendre, d'améliorer, de rendre plus attractives les zones existantes.
Pour justifier du bien-fondé de l'opération de rénovation du château, le Maire a énuméré une liste de « hauts représentants de l'Etat » qui ont été « impressionnés » voire « séduits » par notre plafond peint : le préfet de l'Hérault, le sous-préfet de Béziers, le directeur général des affaires culturelles, la conservatrice régionale des bâtiments historiques...Selon nous, il ne s'agit pas de remettre en cause l'intérêt architectural de ces vestiges du passé, il s'agit de savoir s'ils justifient un tel investissement, le plus lourd réalisé par la commune depuis la construction de la médiathèque... Que des personnalités invitées par la commune trouvent intéressant notre patrimoine, est une chose, savoir si ce patrimoine sera suffisant pour attirer sur notre territoire des touristes en est une autre ! Un pari à 450 000 € en quelque sorte.
Enfin, le Maire a rappelé que ces travaux de rénovation étaient « largement subventionnés, ils ne pèsent pas lourdement sur les finances communales ». En effet, sur les 450 000 € hors taxes que coûteront les travaux, « seulement » 20% soit 90 000 € seront à la charge de la commune, le restant étant pris en charge par l'Etat (45%), le Département (20%) et la Région (15%). On peut remarquer que 90 000 € représentent, par exemple, l'équivalent de 10 ans de fournitures pour l'école maternelle. Mais, quel que soit sa provenance (Etat, Région, Département) un élu doit avant tout se préoccuper de la bonne utilisation de l'argent public. Car le contribuable capestanais est aussi un contribuable départemental, régional et national... L'argent est une chose, mais que dire de l'énergie mobilisée sur ce sujet au détriment d'autres dossiers autrement plus importants pour le village : finalisation du Plan Local d'Urbanisme, bouclage en temps voulu du financement de la gendarmerie, mise à niveau de la station d'épuration...
Alors qu'il a remercié le Conseil Général a plusieurs reprises, pas une fois le Maire n'a cité la communauté de communes « Canal-Lirou ». Pourtant elle a bien compétence en matière de développement économique. Nous sommes en droit de nous interroger sur son action concrète en la matière. Au passage, pas question d'espérer avoir plus d'informations sur Internet puisque le site de la communauté de communes (www.cc-canalirou.fr) ne comporte pas de rubrique « Développement économique »...

17:26 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 décembre 2009
Joyeux Noël !!



Nous vous souhaitons
un Joyeux Noël !!
02:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Parlons-En N°6
Services publics
Par Claude NAYRAL
Les services publics sont l’expression concrète, dans la vie quotidienne des français, des principes républicains d’égalité et de solidarité.
Les termes d’éducation nationale, de santé et de sécurité publiques sont exemplaires de ce qu’est le modèle de société que le peuple français a construit de siècle en siècle depuis la Révolution française. Ce modèle est généreux. Aujourd’hui, il est déconstruit et menacé par l’action du président de la République et de son gouvernement.
Ce dernier nous impose de manière rude et systématique un autre type de société qui entraîne une régression sociale sans précédent pour la France. Admirateur du modèle américain, il impose au pays une privatisation de l’Etat. Il renforce en France, au lieu de protéger notre pays des effets de la mondialisation financière, la loi de l’argent et des plus riches. Nous devons être les acteurs du changement et du progrès en bâtissant une autre société fondée sur la morale, le respect des personnes et la solidarité.
Parce que Capestang n’échappe pas à cette logique gouvernementale, c’est pour défendre et préserver le modèle de société évoqué plus haut que le collectif « Un Avenir pour Capestang » a organisé dernièrement la votation citoyenne sur le nouveau statut de La Poste et a appelé à signer la pétition lancée par la municipalité en faveur du maintien de la brigade de gendarmerie sur notre commune.
Ainsi, fidèles à nos convictions et à notre sens aigu de la démocratie participative, nous exerçons à notre échelle une pression sur le gouvernement. Une pression que nous maintiendrons dans le futur si nous estimons que l’attractivité et l’avenir de Capestang sont menacés.
Où en sommes-nous ?
Comme beaucoup d’entre vous, nous nous posons des questions :
§ Le Plan Local d’Urbanisme est-il finalisé ?
§ La pétition contre le départ de la Gendarmerie a-t-elle été transmise ? Et si oui, a qui ?
§ Le rendez-vous avec le Ministre de l’Intérieur est-il planifié ?
§ La station de lavage pour les machines agricoles verra-t-elle le jour ?
§ Quel est le bilan de la fête d’été ? (A ce sujet, vous pouvez consulter le courrier envoyé au Maire par notre élu).
§ Y aura-t-il cette année des réunions de quartier ? Ce serait l’occasion de poser toutes ces questions ….
Le grand chantier
Depuis peu, un immense échafaudage est apparu au cœur du village.
- Certains pensent qu'il s'agit de la construction de logements afin de satisfaire les nombreuses demandes de location.
- D'autres espèrent que la collectivité va créer un immeuble de bureaux et de services pour répondre aux besoins en matière de développement économique et en faveur de l'emploi.
- Des farfelus convaincus de leur capacité à deviner, s'emploient à laisser croire que c'est la réalisation de la nouvelle gendarmerie.
- Les plus crédules disent que non et qu'ils savent eux que c'est la construction de la piscine. D'ailleurs, affirment-ils, c'est la municipalité qui a décidé de l'édifier en plein centre ville.
- Enfin, quelques doux rêveurs imaginent que c’est la mise en œuvre de classes supplémentaires pour les écoles communales.
Qui croire?
L’enquête, permet d'affirmer que « le chantier » est réservé exclusivement à la restauration de la façade Sud du château (estimation juillet 2009 : 450 000€ HT soit 2 950 000 Francs).
La collectivité perçoit ces travaux comme une priorité, peut être même la principale.
Qu'en pensez-vous?
C'est à Capestang le deuxième grand chantier toujours en faveur du patrimoine. Souvenez-vous de la Maison Cantonnière au port du canal du midi. Des travaux colossaux engagés par la Communauté de Communes (plus de 1 000 000€ HT soit plus de 6 500 000 Francs).
Pour quel résultat économique réel? Pour quels avantages en faveur du quotidien des Capestanaises et Capestanais ?
Combien coûtera le prochain « grand chantier » du patrimoine?
Le patrimoine pour le touriste qui passe c’est bien, mais qu’en est-il vraiment pour les habitants qui eux restent et payent?
Noir c’est noir, il n’y a plus d’espoir ?
Par Pierre POLARD
Dans cet entretien paru dans Midi Libre, le maire de Capestang n’hésite pas à affirmer : « La réforme de la taxe professionnelle et la réforme des territoires nous plongent dans le noir ». On peut critiquer ces réformes superficielles, mal préparées et dont on constatera bien vite l’injustice et l’inefficacité…Mais de là à dire qu’elles plongent notre commune dans le noir !
Une fois de plus, le maire cède à la facilité qui consiste à faire porter aux autres, à l’Etat, la responsabilité des difficultés de notre commune.
Et si c’était « simplement » l’absence de projet et la gestion approximative des dossiers municipaux qui plongeaient Capestang dans le noir ?
En effet, si les conséquences de la réforme de la taxe professionnelle seront sûrement importantes pour les départements et les régions, elles seront plus faibles pour les communes. Leurs ressources principales sont constituées des subventions de l’Etat, de la taxe d’habitation, des taxes foncières et de taxes diverses…non concernées par la réforme. A Capestang, cela représente presque les trois quarts des recettes de la commune. Les financements liés à la taxe professionnelle (perçue par la communauté de communes) représentent moins de 8 % du total…
L’impact de la réforme de la taxe professionnelle pourrait être indirect : la région et le département auront vraisemblablement plus de difficultés à subventionner les communes. Mais pour obtenir des subventions, encore faut-il présenter des projets ! Entre 2001 et 2008, la grande majorité des subventions obtenues par notre commune a concerné la construction de la médiathèque, projet conçu et financé avant 2001…
Autre affirmation du maire de Capestang : « Notre volonté est de maintenir le plus bas possible l’imposition locale ». Qu’est-ce que cela signifie, au juste ? Il n’y a pas de niveau idéal pour l’impôt : il doit être jugé en fonction de la qualité, et surtout de l’utilité, des services publics qu’il finance… Améliorer le fonctionnement de la cantine scolaire, financer une crèche, un centre aéré, des logements…
« Nous nous sommes aperçus que beaucoup, surtout des personnes âgées, étaient en situation difficile. »
Une nouvelle fois, la situation de « Capestang la maudite » serait-elle plus difficile que dans les villages voisins ? Certes, nous pouvons tous le constater autour de nous, il existe des personnes (âgées et moins âgées, d’ailleurs) en situation de grande précarité. Mais de là à voir une concentration particulière d’habitants en situation financière délicate ! On voit mal ce qui pourrait expliquer une telle situation…
De plus, il existe un certain nombre de mécanismes permettant de limiter l’impact de la taxe d’habitation pour ceux qui sont en situation difficile : plafonnement en fonction du revenu, exonération des personnes âgées de plus de 60 ans disposant de faibles revenus. De même les contribuables de plus de 75 ans disposant de faibles revenus peuvent être exonérés de taxe foncière…Dans ces cas, le manque à gagner pour la commune est pris en charge par l’Etat.
Il n’est donc pas forcément impossible de concilier la prise en compte des situations difficiles de certains habitants et le maintien d’un niveau suffisant de ressources pour la commune.
Les arguments avancés par le maire n’auraient-ils d’autres buts que d’expliquer une situation dégradée des finances communales, justifiant ainsi l’absence de projets de développement ?
Nous n’osons le croire…
Une votation citoyenne réussie
Par Claude NAYRAL
La mobilisation était au rendez-vous en ce samedi 3 octobre. A l’appel du collectif citoyen « Un Avenir pour
Capestang » les électeurs capestanais se sont déplacés en nombre pour dire non au projet de changement du statut de La Poste présenté par le gouvernement.
Organisée toute la matinée devant le bureau de Poste de Capestang, cette votation a donné l’occasion à la population de s’exprimer démocratiquement puis de débattre avec des employés de La Poste, des syndicalistes et des membres du collectif qui étaient présents.
326 bulletins contre la transformation de ce service public en société anonyme ont été comptabilisés pour seulement 3 bulletins en faveur de ce changement. Il est important de souligner que l’appel lancé par « Un Avenir pour Capestang » a été entendu par la municipalité. Le bureau de vote installé en mairie durant la semaine a quant à lui recensé 192 bulletins contre le projet, 5 bulletins pour et une abstention.
Alors que Capestang ne dispose même pas aujourd’hui d’un bureau de Poste adaptée aux besoins de la population, quelques 528 capestanais ont ainsi clairement marqué leur opposition à une logique gouvernementale basée sur la diminution progressive des services publics en milieu rural.
Les membres du collectif remercient toutes les personnes qui ont participé à cette votation. Ils remercient également la municipalité de Capestang de s’être associée à leur appel et plus largement tous ceux qui ont contribué à la dynamique de cet acte citoyen.
La mobilisation continue…
Le comité national conte la privatisation de La Poste a décidé de lancer une campagne de carte pétition à adresser (sans affranchir !) au Président de la République.
Cette carte postale exige :
- le respect de la votation du 3 octobre,
- l'ouverture du débat public,
- la tenue d'un référendum sur l'avenir du service public postal.

Plus d’informations sur le site : www.appelpourlaposte.rezisti.org
Pour ceux qui le souhaitent, il est possible d’envoyer une carte postale électronique :
www.referendumpourlaposte.rezisti.org
La chronique de l’élu minoritaire
Par Jacques MAURAND
« Un peu d’éclairage pour y voir clair… »
Je me dois de dire, d’expliquer. De vous communiquer mes décisions au sein du Conseil Municipal. L’élu minoritaire que je suis, comme je l’avais promis, n’est ni borné ni obtus et mes votes sur les dossiers présentés ne sont pas systématiquement négatifs.
J’ai souvent voté pour, pour l’intérêt du village et des habitants ; Parfois je me suis abstenu, le propos étant trop vague ou tendancieux ; Et toujours avec raison, j’ai quelquefois voté contre, contre ce qui m’a paru injuste, mal préparé, défavorable aux finances publiques et au devenir de notre commune.
Ce premier compte rendu, relate quelques-uns de mes « votes favorables », ceux que je crois les plus marquants pour 2008. Dans les Parlons-En suivants, sera également abordée la question des « abstentions » et des « votes contre ».
1) Opération Façades : A l’initiative du Pays Haut Languedoc et Vignobles, il s’agit d’une campagne de ravalement de façades pour les immeubles situés dans un secteur délimité pour un an du centre ancien. Les propriétaires peuvent obtenir des aides financières pour les travaux. Subvention maximale plafonnée à 2500€. Part de la commune 1000€.
Action de requalification du bâti urbain et de revalorisation des biens immobiliers.
2) Classe de neige : Les classes de CM1, CM2, CLIS partent à la neige pendant 8 jours. La part communale pour aider les familles est de 220€ par enfant, soit près de 50% du coût total.
Action qui participe à l’épanouissement des enfants et renforce l’apprentissage de la vie en communauté. Dans un esprit laïque et républicain, au cumul des années, c’est l’ensemble de la population qui en bénéficie.
3) Maîtrise de l’énergie : Concerne l'économie d'énergie pour les bâtiments et installations de la commune. Subventions attribuées par Hérault Énergies. Exemple les fenêtres de la Mairie.
Dossier qui va dans le sens d'une meilleure gestion des dépenses de
fonctionnement.
4) Création d'une ZAD: Zone d'Aménagement Différé, située à l'entrée Est du village, pour 7,5 hectares. Une réserve foncière pour disposer de terrains à prix maîtrisés et répondre aux besoins futurs en matière d'opération d'aménagement et de construction d'initiative communale.
Procédure qui permet de freiner la spéculation foncière et de mettre à disposition de la collectivité, du foncier à un prix accessible pour réaliser les équipements publics.
5) Lotissement communal: L'ensemble des travaux et le financement correspondant.
Un dossier très attendu par la population et surtout les jeunes ménages. Le prix de vente calculé à partir des dépenses réelles et frais engagés par la commune apporte une réponse sociale à la demande. Ce type d'opération devrait être réitéré.
01:43 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 novembre 2009
L'organisation de la fête d'été en question...
Gouverner, c'est prévoir, dit-on. Mais gouverner, c'est aussi informer ses concitoyens. C'est également faire le bilan des actions passées pour en tirer des enseignements pour l'avenir...
C'est en ayant en tête ces trois points (prévoir, informer, faire le bilan) que nous nous interrogeons sur l'organisation de la fête d'été. Tous les enseignements du déroulement des "millésimes" 2008 et 2009 de cette manifestation ont-ils vraiment été tirés ?
C'est le sens du courrier adressé par notre élu au Maire :
Jacques MAURAND Capestang le 16 novembre 2009
38, Avenue de la République
34310 CAPESTANG
06.29.02.03.54
Monsieur le Maire,
Le Conseil Municipal du 22 mai 2008 avait mis en avant les conditions d'organisation de la fête d'été et avait pris acte de la problématique concernant la création d'un comité des fêtes structuré en conséquence: « actuellement le comité des fêtes fonctionne sans statuts déposés en Sous Préfecture et sans gestion annuelle des festivités ! ». La constitution d'une association loi 1901 était alors envisagée.
En fonction de l'engagement pris de créer un comité des fêtes (CODAC) conforme à la loi pour la fête d'été 2008, et au regard d'un budget prévisionnel de 46 400€, la commune avait accepté d'accorder une subvention de principe de 10 000€ complétée d'une somme équivalente pour prise en charge de la facturation d'animation, soit au total 20 000€. Le comité des fêtes devait par ailleurs solliciter des subventions complémentaires auprès de l'Etat, le CG 34, la Région et la FDFR.
Au Conseil Municipal du 31 juillet 2008, dans un souci d'efficacité, il était décidé qu'au lendemain de la fête 2008, un bilan serait fait de façon à pouvoir apporter les améliorations nécessaires pour l'année suivante.
Dans sa séance du 09 octobre 2008, le Conseil a voté le versement de la subvention en totalité et ceci après remise en Mairie du bilan de la fête locale 2008.
Cette année, le Conseil du 26 mars a approuvé pour la fête d'été l'inscription au BP 2009 d'une subvention de 10 000€.
Enfin, à sa séance du 24 septembre 2009, le Conseil a décidé d'attribuer un complément de subvention de 4700€ au CODAC. Il est à noter que la feuille de route destinée aux élus « fête de Capestang 2009 », distribuée avant la fête d'été, précise clairement: « nous avons dû pallier à la défection du CODAC ». Existe-t-il encore à ce jour? Peut-on lui verser la subvention dans le cas où il n'aurait pas d'existence légale ?
Ces interrogations en appellent d'autres:
1) Le CODAC a-t-il réellement été créé en 2008 ? Si oui, compte tenu des subventions allouées, peut-on prendre connaissance de ses statuts ? Si non, dans quelles conditions ont été créditées les sommes et à quel type de structure (Association, club,...)?
En effet, pour être subventionnée, l'association doit disposer de la personnalité juridique et être valablement déclarée en Préfecture. Si elle n'est pas déclarée, elle est structure de fait et dans ce cas les responsables associatifs risquent d'être déclarés comptables de fait.
2) Combien coûte à la collectivité l'organisation de la fête locale ? Il est je crois indispensable en matière de gestion financière d'avoir une estimation totale des frais engagés par la commune y compris les subventions. La comparaison des sommes poste par poste à partir des comptes rendus financiers 2008 et 2009 devrait nous permettre d'avoir une vision précise des dépenses en fonction des résultats obtenus en matière d'animation. Afin d'évaluer fidèlement les efforts consentis par la commune, il y a lieu de comptabiliser, au-delà des apports en numéraire, toutes les aides en nature : mise à disposition de personnel, de matériels divers, etc.
L'exercice de vérification consiste à bien mesurer le niveau total de l'aide pour s'inscrire au plus près dans l'esprit des dispositions de l'article 10 de la loi du 12 avril 2000 et des décrets qui s'appliquent: « les subventions des collectivités aux associations qui dépassent annuellement 23 000€ doivent faire l'objet d'une convention qui en définisse les modalités ».
Même en dessous du seuil, la conclusion d'une convention est possible, il est vivement conseillé d'y recourir. Les Chambres régionales des comptes recommandent d'ailleurs fortement le recours à ce type de conventions qui permettent de rationaliser l'octroi des subventions tout en garantissant la satisfaction de l'intérêt local. Lorsqu'elles procèdent à un contrôle, elles évaluent comptablement l'ensemble des aides allouées (numéraire et nature).
3) Disposons-nous du compte rendu financier annuel du CODAC ou autre ? L'arrêté du 11 octobre 2006 fixe les modalités de présentation du compte rendu financier obligatoire pour les associations qui bénéficient de subventions. Il s'agit d'un tableau où figurent les charges et produits affectés à la réalisation du projet, ainsi que les écarts éventuels en euros et en pourcentage, entre le budget prévisionnel et la réalisation du projet. Doivent être commentés en annexe les éventuels écarts budgétaires, ceux qui concernent les actions entreprises et les résultats obtenus. Ce document concourt à faire progresser la transparence entre commune et association en matière de subvention.
Je pense que pour inscrire la fête locale dans un contexte durable, il est essentiel que l'ensemble des modalités de contractualisation, d'organisation et de contrôle soit mis en œuvre. Je souhaiterais, si vous en convenez, avoir une réponse écrite à mes interrogations. Et afin d'étudier plus en détails le dossier, je vous remercie de bien vouloir mettre à ma disposition la copie des divers documents existants à ce sujet.
En espérant avoir apporté par ce courrier un premier éclairage sur ce dossier qui je crois nous préoccupe tous, recevez, Monsieur le Maire, mes respectueuses salutations.
Jacques MAURAND
Conseiller Municipal
Copie à l'ensemble du Conseil

11:20 Publié dans L'élu minoritaire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 octobre 2009
Votation citoyenne du samedi 3 octobre
09:35 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 octobre 2009
Votation citoyenne du samedi 3 octobre
09:09 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04 octobre 2009
Votation citoyenne du samedi 3 octobre
Merci
Merci à toutes et à tous pour votre mobilisation en faveur de ce grand service public qu’est La Poste !
Merci, bien sûr, aux capestanaises et aux capestanais qui se sont déplacés en nombre.
Merci à celles et ceux, qui, de passage dans notre village ont pris les quelques instants nécessaires à l’accomplissement de ce geste citoyen.
Merci à La Municipalité de s’être associée à notre initiative en organisant un bureau de vote à la Mairie pendant la semaine du 28 septembre au 1er octobre. Cette action a permis de contribuer à la dynamique de ce mouvement citoyen sur notre commune.
Merci, enfin, aux membres du collectif « Un avenir pour Capestang » de s’être mobilisés sans relâche pour informer la population et assurer le bon fonctionnement du bureau de vote du samedi 3 octobre (Un merci tout particulier à Sylvie Gisbert pour avoir fait preuve, la matinée durant, de trésors de patience et de pédagogie dans l’explication des modalités du vote !).
Voici les résultats pour Capestang :
|
| NON | OUI |
| Bureau de vote en Mairie – semaine du 27/09 au 01/10 | 192 | 5 |
| Bureau de vote « Un avenir pour Capestang » du samedi 3 octobre | 326 | 3 |
| Total | 518 | 8 |
Capestang a apporté de belle manière sa contribution à ce grand mouvement citoyen qui, espérons-le, fera vaciller les certitudes de ce gouvernement sourd aux légitimes revendications des françaises et des français.

10:24 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01 octobre 2009
Votation citoyenne le samedi 3 de 9h à 12h devant le bureau de Poste
Nous vous rappelons que, grâce à cette votation citoyenne, vous pouvez exprimer votre avis sur le projet de changement de statut de La Poste.
Il s’agira d’envoyer un message fort au gouvernement en réaffirmant votre attachement à La Poste, en tant que service public contribuant à l’aménagement du territoire, à l’égalité de traitement de tous (habitants des grandes villes comme des plus petits hameaux), bref aux valeurs républicaines dont nous sommes fiers !
Nous tiendrons un bureau de vote
samedi 3 octobre de 9h à 12h devant le bureau de Poste


12:06 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18 septembre 2009
Consultation nationale sur la privatisation de La Poste
Le samedi 3 octobre, le collectif "Un avenir pour Capestang" organise, à Capestang, la Consultation nationale sur la privatisation de La Poste (devant le bureau de poste de 9h à 12h).
L'objectif de cette consultation ou "votation citoyenne" est d'envoyer un message fort et sans équivoque au gouvernement. Il s'agit de montrer que nombre de citoyens sont opposés au projet de changement de statut de La Poste. Le gouvernement a décidé de transformer la Poste, aujourd'hui entreprise publique, en société anonyme "avec des capitaux 100% publics", nous dit-on. Les expériences de France Telecom et de GDF (où selon le ministre des Finances de l'époque, un certain Nicolas Sarkozy, la part de l'Etat dans le capital ne devait pas descendre en-dessous de 70%) ont montré que le changement de statut est le préalable au processus de privatisation.
Pourquoi une opposition à ce projet ? Tout simplement, parce que dans tous les pays où l'expérience a été menée, de l'Allemagne à la Suède en passant par la Nouvelle-Zélande, cela s'est traduit par une diminution des effectifs et des bureaux de poste, donc de la qualité de service, ainsi qu'une augmentation des tarifs. La Poste est aujourd'hui un service public universel, garant d'une égalité d'accès pour tous du centre de la plus grande ville au hameau le plus reculé. La Poste a un rôle éminent dans l'aménagement du territoire, qu'il convient de réaffirmer at auquel nous sommes tous attachés.
Voilà, pourquoi nous nous engageons dans cette action qui, nous l'espèrons, connaîtra un grand succès populaire.
Si vous souhaitez plus d'informations :
Le site du Comité national contre la privatisation de La Poste.
Le site dédié du PS, qui soutient offciellement l'action.
Pour signer les pétitions:
Appel à la mobilisation pour un débat public et un référendum sur le service public postal
07:18 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11 septembre 2009
Parlons-En N°5 - Spécial Privatisation de La Poste
Organisons la riposte contre
la privatisation de La Poste
Par Claude NAYRAL
Le collectif « Un Avenir pour Capestang » a décidé de se mobiliser et de s’associer à la Coordination nationale contre la privatisation de La Poste, en participant à la journée de votation citoyenne programmée le 3 octobre 2009 prochain.
Présenté en conseil des ministres le 27 juillet dernier, le projet de loi sur le changement de statut de La Poste aboutira, comme ce fût le cas pour France Télécom il y a quelques années, à la privatisation de l’entreprise publique.
Cette logique gouvernementale, basée sur une diminution progressive des services publics en milieu rural, est inacceptable pour une commune comme la nôtre.
Alors que Capestang ne dispose même pas aujourd’hui d’une agence postale adaptée aux besoins de la population (locaux exigus, confidentialité des opérations, horaires…), le spectre de cette privatisation nous fait craindre à terme sa fermeture, voire la délocalisation du centre de tri postal.
Après les départs de la Gendarmerie, des services départementaux (PMI) et du centre aéré, La Poste de Capestang est plus que menacée. Et demain à qui le tour ? Le Trésor Public ?
Convaincus que nous pouvons gagner ce combat cette votation citoyenne doit donc être un immense succès afin de protéger, moderniser et démocratiser ce service de proximité.
Nous appelons de nos vœux un soutien massif de la population et de la municipalité à ce rendez-vous citoyen.
| Rendez-vous le samedi 3 octobre 2009
de 9h. à 12h.
devant l’Agence postale de Capestang |

Consultation nationale
sur la privatisation de La Poste
le samedi 3 octobre 2009
Actuellement, La Poste est un établissement public. Premier service public de proximité, son rôle est crucial pour la collectivité et plus particulièrement en période de crise.
C'est pourtant le moment choisi par le président de la République, le gouvernement et la direction de la Poste pour transformer La Poste en société anonyme.
Que le capital soit détenu à 100% par des capitaux publics ne change rien à l’affaire. Chaque fois que l'Etat a effectué ce type d'opération, il a fait entrer des capitaux privés dans la société anonyme, (France Telecom, EDF, GDF…), avec des conséquences immédiates : réduction de la qualité du service, suppressions massives d’emploi, augmentations tarifaires, priorité à la satisfaction des actionnaires.
La transformation en société anonyme constitue la première étape d'une privatisation programmée de La Poste.
Gouvernements et direction de la Poste ont dégradé la qualité du service postal en limitant les investissements répondant à l’intérêt général. Depuis 2002, plus de 6 000 bureaux de poste sur 17 000 ont été “transformés” et plus de 50 000 emplois supprimés.
La population est la première victime de ce désengagement!
Cela se traduit par l'espacement des tournées, les délais croissants de livraison du courrier, les réductions d’horaires, l'allongement des files d'attente quand le bureau de poste n’a pas été carrément supprimé.
Une privatisation de La Poste entraînerait une détérioration encore plus considérable du service rendu aux usagers. La rentabilité maximale immédiate et les impératifs financiers auraient priorité sur l'intérêt général.
Un Comité national regroupant plus de 50 organisations a été créé en septembre 2008, autour d’associations, de syndicats et de partis politiques. Il a demandé au président de la République d’organiser un référendum sur l'avenir de La Poste comme il en a la possibilité. Sans réponse à ce jour
C'est pourquoi face à la menace de privatisation de La Poste, le samedi 3 octobre 2009, lors de la consultation nationale organisée à Capestang, vous exprimerez votre refus en votant massivement NON au projet gouvernemental.
Consultation nationale organisée à l’initiative du Comité national contre la privatisation de La Poste, pour un débat public et un référendum sur le service public postal h t t p : / / w w w . a p p e lpourlaposte.fr/

16:57 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









