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19 août 2008

Pétition contre la privatisation de la Poste

La pétition lancée par la fédération CGT des télécommunications contre le projet de privatisation de La Poste, a déjà recueilli 40.000 signatures, a affirmé jeudi la CGT dans un communiqué.

Lancée à la mi-juillet, après l’annonce par la direction de la Poste que l’établissement public pourrait être transformé en société anonyme dès 2009, la pétition "Touche pas à ma Poste" a déjà enregistré "40.000 signatures malgré la période estivale et les congés annuels", a souligné le syndicat.
Pour signer la pétition, cliquez ici

La CGT souhaite "faire du 21 août prochain une grande journée nationale de dépôt des premières signatures au cours d’initiatives décentralisées dans les départements et les régions".
Selon le syndicat, "de nombreux élus locaux se mobilisent et soutiennent le service public postal par des courriers, des pétitions, (…) la prise d’initiatives en direction des administrés, etc."
"La population affirme partout son attachement au service public postal" et "des luttes se développent déjà là où des bureaux de poste sont supprimés, où les horaires d’ouverture sont réduits, où les tournées de facteurs ne sont pas assurées", a ajouté le syndicat.
Cinq syndicats de La Poste (CGT, Sud, CFDT, FO et la CFTC) ont déjà convenu d’organiser une "journée d’action nationale" à la rentrée pour protester contre la "privatisation" du service public postal. Ils se réunissent le 2 septembre pour en définir les modalités.

En ce qui nous concerne, nous nous sommes déjà fait l’écho sur ce blog des difficultés liées à la réorganisation du service de tri postal après la fermeture du centre de Cazouls. Lors du conseil municipal du 22 mai 2008, notre élu Jacques Maurand avait fait voter à l’unanimité une motion demandant, au nom de la municipalité de Capestang, le réexamen des conditions de cette réorganisation.

Nous restons mobilisés et soutiendrons toutes les initiatives locales et nationales visant à préserver un service public de qualité. En effet, l'expérience montre que la privatisation des services publics (énergie, télécommunication, poste...) s'accompagne d'une dégradation de la qualité de service, d'augmentation de tarifs et d'inégalité d'accès.
Nous refusons cet engrenage qui conduit à soumettre à des logiques marchandes une part grandissante des services publics, garants de la cohésion sociale.

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18 août 2008

Conseil municipal du 31 juillet 2008

Le conseil municipal du 31 juillet a donné lieu à une innovation en matière de délibération : le vote de principe.

Premier sujet : le lotissement communal
L’adjointe aux finances nous a présenté les choix qui ont été fait par la commission des appels d’offres en ce qui concerne les trois lots de travaux (réseaux humides et voirie, réseaux secs, espaces verts).
Pour information, voici ce qui a été retenu :
Lot 1 (Réseaux humides et voirie) : Bessières pour 241 000 €
Lot 2 (Réseaux secs) : SOBECA pour 69 000 €
Lot 3 (Espaces verts) : DLM Espaces verts pour 2608 €

Compte tenu de ces différents éléments, le prix du terrain sera de l’ordre de 100€/m².

Nous avons appris que la municipalité a décidé de contracter un emprunt de 750 000 € pour financer le terrain ainsi que les trois lots de travaux. Rappelons que le terrain avait été acquis sur la trésorerie de la commune. Ce financement « après-coup » n’a-t-il pas pour vocation de renflouer les caisses ?
Quoiqu’il en soit, deux propositions de prêts ont été présélectionnées : une par le Crédit Agricole (taux fixe de 5,65%), une autre par la Caisse d’Epargne (taux fixe de 5,4%)…
Concernant cette dernière offre, il manquait des précisions relativement aux modalités de remboursement par anticipation (pénalités ou non). Mais pour autant, le conseil municipal a effectué un « vote de principe » en faveur de la Caisse d’Epargne. En l’absence d’éléments clés pour la prise de décision quelle est l’utilité d’un tel vote ?


Deuxième sujet : la vente du presbytère
L’évêché a fait part à la commune de son souhait de vendre le presbytère de Capestang.
Le premier adjoint nous a alors décrit dans le détail tous les bénéfices possibles en matière d’urbanisme que pourrait tirer la commune de l’achat de cet ensemble (presbytère + jardin attenant) : parkings, logements sociaux…
Après environ une demi-heure de prospective de haute volée, le premier adjoint a porté à notre connaissance un « petit détail » : le prix demandé par l’archevêché.
Pas moins de …330 000 € !
Qu’à cela ne tienne, le conseil municipal a effectué un « vote de principe » pour l’achat du presbytère…sous réserve que le prix soit plus raisonnable (un détail, non ?).
Nous renouvelons notre question : quelle est l’utilité d’un tel vote ?

Ces pratiques ne conduisent-elles pas à une dévalorisation des délibérations du conseil municipal ? Le vote d’une délibération par un conseiller municipal n’est pas un acte anodin, que l’on peut traiter avec une telle désinvolture. Il est une des traductions concrètes du mandat que lui ont confié les électeurs. Il est de la responsabilité du Maire et de ses adjoints de ne pas galvauder ce fondement de la démocratie locale.

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16 août 2008

Vues de la Collégiale

14 août 2008

Les passeports passeront-ils ?

Dans un billet du 7 juillet, nous vous faisions part de notre inquiétude de voir l’Etat transférer des responsabilités aux collectivités locales, sans les doter des moyens suffisants. Nous évoquions la réalisation des nouveaux passeports dits « biométriques », que l’Etat envisage de « sous-traiter » aux communes.

Apparemment, ces questions ne préoccupent pas outre mesure la municipalité de Capestang. En effet, le conseil municipal s’est contenté de prendre acte de cette décision de l’Etat sans plus de commentaire ni de débat.

Heureusement, tous les élus locaux ne font pas preuve de la même résignation. Ainsi, le Canard Enchaîné du 6 août 2008 relate les propos de Jacques Pélissard, président de l’Association des Maires de France (AMF), après une réunion mi-juillet avec le cabinet de la Ministre de l’Intérieur : « Les sommes que l’on nous promet sont totalement insuffisantes. Les communes sont prêtes à rendre des services de proximité. Mais pas à n’importe quel coût ! »

Rappelons que l’Etat envisage d’allouer aux communes 3200 € par machine à enregistrer les données biométriques. Ces appareils permettent de transmettre à l’unité de fabrication du passeport empreintes et photographies du demandeur. Le président de l’AMF estime qu’il faudrait aux municipalités « trois ou quatre fois plus ». Il fustige également « les exigences exorbitantes de l’Etat », qui souhaite disposer de 15 m² pour installer chaque machine, plus le personnel pour les utiliser, plus une salle d’attente.

Plusieurs maires ont déjà manifesté leur ferme intention de saisir le Conseil d’Etat pour obtenir que soit déclarée illégale et en tout cas sous-payée, cette délégation forcée d’un service supplémentaire.

Quelle est la position du maire de Capestang sur ce sujet ?

Ce petit exemple en apparence anodin montre la nécessité, pour les élus locaux, d’avoir une conscience claire de leur rôle dans le processus complexe de la décentralisation.


Les deux grands moments de la décentralisation se sont concrétisés par l’adoption de lois élaborées par le gouvernement : ce sont les lois Defferre en 1982-1983, puis la réforme constitutionnelle en 2003. Ces lois marquent la volonté politique d’opérer une redistribution des pouvoirs entre l’Etat et les collectivités locales avec comme objectifs une meilleure efficacité de l’action publique et le développement d’une démocratie de proximité.

La politique de décentralisation engagée en 1981 repose sur trois grands principes :
o l’absence de tutelle d’une collectivité sur une autre,
o le maintien des différentes structures d’administration locale existantes,
o la compensation financière des transferts de compétences.


Ne nous leurrons pas, la décentralisation instaure un rapport de force entre l’Etat et les collectivités locales. Même si l’Etat demeure, par ses fonctions régaliennes (justice, police, défense…), une puissance supérieure il n’en reste pas moins que les collectivités locales (régions, départements, intercommunalités, communes) ont désormais la possibilité de faire entendre leur voix.

Encore faut-il en avoir la volonté…

11 août 2008

Arrêté anti-alcool

La municipalité a décidé de prendre un arrêté « anti-alcool ». Daté du 29 juillet 2008, cet arrêté municipal interdit la détention et la consommation d’alcool hors des zones habituelles de consommation (terrasses de restaurants, bars, aires de pique-nique…) jusqu’au 30 septembre.
Nous approuvons pleinement cette décision visant d’une part à garantir l’ordre public et d’autre part à protéger la santé de certaines catégories de consommateurs, notamment les plus jeunes.
En effet, sans tomber dans un discours moralisateur tendance « café du commerce », il n’est pas souhaitable de voir des adolescents (ou des pré-adolescents) se balader dans le village en sirotant une bière, à 16 heures ou 17 heures ! Surtout si cette consommation se poursuit un peu plus tard dans la soirée !
Que ce soit dans les espaces publics du centre du village (jardins publics, parkings,…) ou sur les berges du canal, cette consommation d’alcool intempestive a souvent des conséquences visibles et désagréables pour tous : bouteilles vides (entières et cassées !), emballages en carton… Cela ne peut que nuire à l’image de Capestang auprès des touristes, ainsi qu’à la qualité de vie de l’ensemble des capestanais.
Il ne s’agit pas ici de stigmatiser « les jeunes », dont nous savons que la très grande majorité a un comportement raisonnable et respectueux, même s’il faut que « jeunesse se passe » (que ceux qui n’ont jamais commis quelques bêtises leur jette la première pierre !).
En revanche, il convient de rappeler les règles élémentaires, que ce soit en matière de santé publique ou de comportement. L’arrêté « anti-alcool » y contribuera. En revanche, il mériterait d’être complété par des actions sur le long terme (information, prévention,…) en direction des plus vulnérables.
Car n’oublions pas que la consommation précoce d’alcool, au-delà des conséquences « classiques » sur la santé et le comportement (agressivité…), peut amener à des pratiques encore plus risquées : rapports sexuels non protégés, consommations de drogues…

Pour plus de renseignements :
* Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies : www.ofdt.fr
* Etats généraux de l’alcool : www.etatsgenerauxalcool.fr
* Document sur la consommation d’alcool chez les jeunes

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