15 février 2009

Capestang et le Grand Méchant Etat...

Par Pierre POLARD

Avant tout, je tiens à dire que je m’exprime en mon seul nom. Mes propos n’engagent donc pas l’ensemble d’ « Un avenir pour Capestang ».
J’espère d’ailleurs qu’ils ne me tiendront pas rigueur d’utiliser ce blog pour exprimer mon sentiment, mais, à la lecture du dernier numéro du « Capestanot », la coupe est pleine !

Concernant la Gendarmerie, tous les problèmes semblent venir de l’Etat. Notre commune serait victime de l’acharnement du grand méchant Etat.

La tonalité générale du propos est la même que dans la lettre d’information intitulée « Gardons la Gendarmerie ». Il y est également question des misères que l’Etat « financièrement aux abois », fait subir à notre pauvre commune…

En quoi cela fait-il avancer le sujet ? S’agit-il de préparer l’opinion au départ de la brigade, tout en exonérant la municipalité de toute responsabilité ?

De plus, il est pour le moins surprenant que ce soudain activisme sur le dossier « Gendarmerie » survienne après que nous ayons rendu public sur ce blog le courrier de Jacques Maurand au Ministre de la Défense sur ce sujet ! Et accessoirement après que j’aie abordé le sujet en réunion de quartier le 19 décembre 2008…Pure coïncidence, vraisemblablement.

Dans le Capestanot, nous apprenons que la construction d’une nouvelle gendarmerie coûterait à la commune 60 000 € par an pendant 30 ans. En première approche, ce chiffre peut paraître très important, mais il ne représente qu’environ 2,5% des recettes de fonctionnement de la commune. A titre de comparaison, au budget 2008, 50 000 € étaient prévus pour le poste « Fêtes et cérémonies » et 67 000 € pour le SIVOM…
De plus lors de la campagne électorale, le maire sortant a affirmé en réunion publique qu’à partir de 2018, la commune ferait « 27 000 € de bénéfice par an sur ses emprunts » (Tri postal, Ecole et trésorerie). Pourquoi ne pas affecter ces prétendus « bénéfices » au financement de la Gendarmerie ? Peut-être parce qu’ils n’existent pas ? Mais c’est une autre histoire…

Pour terminer sur ce sujet, pourquoi ne pas mobiliser les « amis » politiques de la commune : Mrs Tropéano, Mesquida et Badénas ?

Autre sujet : le recensement.
Là aussi, il semble que la commune soit en proie à des difficultés surprenantes ! La population aurait augmenté…mais le recensement ne l’a pas remarqué !
Au fait, qui est en charge du recensement ? L’INSEE (Institut national de la statistique et des études économiques), qui est une direction générale du ministère de l’Economie, donc un service de l’Etat…Ca y est, nous y sommes, c’est à nouveau un coup de l’Etat !
Comme l’avons déjà fait remarquer, dans toutes les communes voisines la population augmente dans des proportions importantes, sauf à Capestang.
L’explication est simple : c’est un véritable complot de la puissance publique contre notre commune ! Une question se pose : pourquoi tant de haine ?
Plus sérieusement, l’évolution de la population se décompose en solde naturel (naissance – décès) et en solde migratoire (arrivées – départs). Si le solde naturel est facile à déterminer, le solde migratoire est plus complexe et souvent déterminant pour l’évolution de la population. Il est lié à l’attractivité et au dynamisme du territoire…
Effectivement, un certain nombre de nouveaux logements ont vu le jour (lotissements privés, constructions individuelles…). Mais pour être complètement objectif, il faudrait tenir compte des maisons inoccupées du centre du village … et des départs de ceux (souvent des jeunes) qui n’ont pu construire leur maison au village, notamment en raison du retard pris par le lotissement communal…

Les estimations « à vue de nez » sont plus rassurantes que les chiffres officiels, mais sont-elles plus fiables ?

Quoiqu’il en soit, une fois de plus, la municipalité préfère « casser le thermomètre » plutôt que reconnaître que Capestang a de la fièvre !